Soie de Alessandro Baricco

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour part au Japon. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c’est le choc de deux mondes, une histoire d’amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d’une voix, la sacralisation d’un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.

L’auteur :

Alessandro Baricco est un écrivain, musicologue et un homme de théâtre italien. Il est né le 28 janvier 1958 à Turin en Italie.

Il est l’auteur de treize romans et d’une pièce de théâtre, mais aussi de nombreux essais (littérature, musique, société, philosophie, etc.), recueillis en une douzaine de volumes. La plupart sont traduits en de nombreuses langues (français, anglais, allemand, espagnol, russe, chinois, etc.).

Il a remporté de nombreux prix, dont le Prix Médicis étranger en 1995.

En 1994, avec quelques amis, il fonde et il dirige à Turin, une école de narration, la « Scuola Holden » – ainsi nommée en hommage à un personnage de J.D. Salinger- une école sur les techniques de la narration, où l’on peut « apprendre à écrire » dans un premier temps ; à « écrire comme lui » dans un second temps.

Passionné et diplômé en musique  , Alessandro Baricco invente un style qui mélange la littérature, la déconstruction narrative et une présence musicale qui rythme le texte comme une partition.

Désireux de mêler ses textes à la musique pour les enrichir (puisqu’il les construit dans cet esprit), il demande au groupe musical français Air de composer une musique pour son roman City  (1999, trad. 2000). Il s’ensuit un concert durant lequel Air joue la musique en direct et Baricco lit ses textes en public.

L’histoire

Il s’agit d’une narration. Dans une petite ville au sud de la France, au milieu du XIXe siècle, le destin d’Hervé Joncour est chamboulé par un certain Baldabiou qui prospère dans l’industrie de la soie. Ce dernier va chercher, une fois par an, les œufs de vers à soie en Egypte. Une grave épidémie qui contamine les vers à soie, l’empêche de poursuivre. Il décide Hervé d’aller les chercher au Japon. C’était le bout du monde au XIXe siècle et peu de monde pouvait s’y rendre en toute sécurité. Mais tous les récits de ceux qui étaient parvenus à s’y rendre disaient qu’on y trouvait la plus belle soie du monde. Outre la distance, l’expédition comporte de bien grands risques. Au Japon, Hervé Joncour sera fasciné par une Geisha, belle et mystérieuse. Grâce à cette nouvelle source d’approvisionnement, il parvient à relancer les usines locales et sauver l’industrie de la soie. Mais qu’en est-t-il de cette belle Geisha ?

Cela est la trame de l’histoire. La particularité de ce livre ne réside pas dans son histoire, ni dans ses personnages, mais dans la manière dont l’auteur l’a écrit.

Je ne sais pas comment qualifier ce texte : un roman ? une nouvelle ? un conte ? une œuvre philosophique ? une œuvre musicale. 140 pages à peine !

C’est un texte écrit comme s’il s’agissait d’une partition de musique. Une sorte de chanson avec des couplets. Il s’agit d’une technique d’écriture très particulière.

Certains passages se répètent tel un refrain : « Hervé Joncour partit pour le Japon le premier jour d’octobre. Il passa la frontière française près de Metz, traversa le Wurtemberg et la Bavière, pénétra en Autriche, atteignit par le train Vienne puis Budapest et poursuivit jusqu’à Kiev…. On peut lire le même texte p.31, p 46., p.69 p.96. On trouve aussi dans le texte des silences, des lenteurs. de la sensualité.

A la fin du livre, une lettre interpelle le lecteur…

 

On aime ou pas. Le livre ne laisse pas insensible.

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