Kaleidoscope de Anne-Marie Gorce

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Au cours d’ateliers d’écriture, la mémoire vagabonde, flash après flash. Le rideau se lève sur des tranches de vie ponctuées de rencontres diverses, vitales à un moment donné, durant une période lambda.

Un projet prend forme, tourné au départ vers la quête de soi dans un territoire familial qui s’effondre. Puis s’éveille une envie de mettre en lumière les enchaînements de causes à effets, de rassembler, dans une suite d’instantanés, l’essentiel de ce qui a contribué à la construction d’un être fragilisé. Les souvenirs s’animent, les émotions naissent, les mots se succèdent pour évoquer lieux, personnages, animaux…

Un recueil est né.

L’auteure :

Institutrice pendant près de quarante ans, Anne-Marie Gorce profite de sa retraite pour s’adonner à ses diverses passions : lecture, écriture, voyages, sorties avec ses amies.

Mon avis :

Je souhaite, avant de parler de cet ouvrage, reprendre un extrait de la préface de l’auteure qui m’a énormément touchée :

« La plupart de ceux que je vais évoquer ici ont disparu. Sans la mémoire, ces êtres ne sont plus rien. Ecrire, c’est un projet pour les sauver de l’oubli : inscrire à l’encre noire sur des pages blanches des silhouettes, des traits de caractères, des tranches de vie, pour leur donner un avenir et renouer avec le principe vital de transmission. Un travail qui m’a permis, jeune, de sortir des grandes crises et que j’ai pris plaisir à reprendre dans ces pages. Merci à l’écriture ».

Voilà, tout est dit. Il s’agit d’un recueil touchant de vingt-deux nouvelles qui ont pour toile de fond Tournan et ses environs. L’auteure y est née, y a grandi, s’y est mariée, y a fait sa vie.

Dans ces nouvelles Anne-Marie Gorce raconte la petite fille espiègle, turbulente et un peu sauvageonne qu’elle était et sa vie de tous les jours. Une vie simple qui la remplissait de joie… jusqu’au décès de sa maman. Elle nous parle de ses amies, de ses parents, de la nouvelle épouse de son père, de sa rencontre avec son mari, de bien d’autres encore… Ce sont des textes touchants de vérité et d’humour aussi. On passe du rire aux larmes. Comment rester insensible à « La Papoue », à « Ma lumière à quatre pattes », « Jimmy » et bien d’autre encore comme « une sacrée religieuse ». J’ai aimé toutes ces nouvelles. J’y ai ressenti le désarroi, le mal-être de cette enfant courageuse et combattive, d’une maturité précoce (par la force des choses), mais aussi de grands moments de bonheur comme cette balade romantique en tracteur qui m’a beaucoup fait rire.

Quel bon moment j’ai passé à lire ces nouvelles. Je les ai réellement savourées. J’ai pris mon temps pour les lire et y réfléchir.

Anne-Marie Gorce termine l’une de ses nouvelles («Ma chère boîte aux lettres » justement, par la phrase suivante :

« P.S. tu vas rire. Il faut que tu saches que, si j’ai longtemps cru en toi (la boîte aux lettres), je suis prête à y croire encore ! Incorrigible ! Peut-être qu’en lisant ces lignes, quelqu’un va m’écrire ? ».

J’aurai aimé glisser dans sa boîte aux lettres un petit mot lui disant combien son livre m’avait fait du bien. Je ne l’ai pas fait. J’aurai l’occasion, sans doute, de lui dire de vive-voix. Merci Anne-Marie pour ce bon moment.

NB : Les lecteurs intéressés pourront se procurer ce recueil en format broché ou en format Kindle

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