D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUATRIEME DE COUVERTURE :

« Encore aujourd hui, il m’est difficile d’expliquer comment notre relation s’est développée si rapidement, et de quelle manière L. a pu, en l’espace de quelques mois, occuper une place dans ma vie. L. exerçait sur moi une véritable fascination. L.m’étonnait, m’amusait, m’intriguait, m’intimidait. (…) L. exerçait sur moi une douce emprise, intime et troublante, dont j’ignorais la cause et la portée. »
D. de V.

« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser.

Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d’une époque fascinée par le Vrai.

L’AUTEURE :

Delphine de Vigan est une romancière et réalisatrice française, née le 1er mars 1966 à Boulogne-Billancourt.

Avant de publier sous son véritable nom, Delphine de Vigan sort son premier roman, Jours sans faim(2001), sous le pseudonyme de Lou Delvig.

Se réappropriant son propre nom, elle publie ensuite Les Jolis Garçons en 2005. C’est en 2007, qu’elle rencontre enfin le succès tant attendu avec le roman No et moi qui remporte deux prix littéraires. Depuis, elle se consacre à l’écriture : Sous le manteau (2008), Les Heures souterraines (2009), Rien ne s’oppose à la nuit (2011) et D’après une histoire vraie (2015).

« D’après une histoire vraie » a reçu le Prix Renaudot et le Prix Goncourt des Lycéens 2015.

LE LIVRE :

Après avoir lu « Les heures souterraines », « No et moi », « Rien ne s’oppose à la nuit », je viens de terminer « D’après une histoire vraie » qui porte, entre autre, sur l’écriture mais qui est surtout le récit d’une possession psychique progressive, effrayant et sans doute programmée.

Après avoir publié « Rien ne s’oppose à la nuit » un ouvrage autobiographique qui retrace la vie de sa mère, Delphine de Vigan perd le goût de l’écriture. Elle n’escomptait pas que son livre remporte un tel succès. Elle reçoit des lettres anonymes qui l’insultent et l’accusent d’avoir vendu l’histoire de sa famille.

C’est à ce moment qu’elle rencontre L. par hasard, (mais est-ce vraiment un hasard ?), une femme de  son âge, nègre de profession, qui l’intrigue. Elles se revoient de plus en plus souvent, deviennent amies puis intimes. L., se renseigne sur le projet d’écriture en cours de son amie. Celle-ci lui parle d’une idée de roman qui lui trotte dans la tête et qui serait tirée d’une émission de télé-réalité. L. l’écoute d’abord avec bienveillance puis, très vite, la pousse à abandonner cette idée. Le comportement de L. se modifie progressivement. Elle devient insistante, intrusive et directive dans la vie de Delphine qu’elle vampirise. Elle parvient à la culpabiliser de ne pas l’avoir reconnue alors qu’étudiantes, elles étaient dans même classe préparatoire à Khâgne. Telle une araignée, L. tisse sa toile méthodiquement et fait le vide autour de son amie. Delphine de Vigan qui a une pleine confiance en L. ne se rend compte de rien. François, son compagnon, est à l’étranger. Les enfants de Delphine ont quitté le domicile et poursuivent leurs études. Delphine fragilisée, est à la merci de L.

Ce livre est un récit malsain et toxique à souhait. Un peu sordide aussi. L’angoisse du lecteur monte en crescendo et on se demande où cela s’arrêtera. C’est inquiétant et fascinant  ! On se croirait dans un roman noir.

L. a-t-elle vraiment existé ? Est-on dans la réalité ou la fiction. Le récit  est-il autobiographique ou non ?

Chaque lecteur se fera son idée mais ce qui est certain, c’est qu’il ne restera pas insensible.

 

 

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