Le dernier roi soleil de Sophie des Déserts

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUATRIEME DE COUVERTURE :

« Sa voix virevoltait au téléphone, disait des “bonjour Sophie” affectueux et rieurs, livrait les nouvelles – bonnes, toujours – appétit retrouvé, furieuse envie de ski ou de mer, joie de déjeuner avec untel, et pourquoi pas, d’ailleurs, trouver un moment pour se voir. On prenait date. Il raccrochait vite, tellement pressé de composer d’autres numéros. Au saut du lit, après un grand bol d’Ovomaltine et les tartines beurrées de son fidèle cuisinier, Jean d’O remplissait son carnet de bal. Venez, vieux amis, grands esprits de l’Académie et d’ailleurs ; venez aussi politiques, acteurs, journalistes, et venez vite, jolies dames, croisées au hasard de la gloire, dans un salon du livre, à la télévision. Jean d’O conviait ainsi le tout Paris, méthodique et vorace dans son peignoir blanc. Mais ce jeudi d’automne, sa voix ne dansait plus… »
Pendant près de trois ans, « le dernier roi soleil » ouvre ses portes à la journaliste Sophie des Déserts. Elle s’approche. Il s’habitue. Ils s’apprivoisent. Une amitié se noue, dans la vérité des derniers temps. Sophie des Déserts voit aussi ses amis, son majordome, sa famille, les femmes de sa vie. Avec l’approbation de « Jean », tous lui parlent. Se livrent. Racontent. Ainsi apparaît Jean d’Ormesson, dans toutes ses facettes, au fil de ces pages lumineuses et sombres parfois, piquantes, drôles, tendres, où se révèle enfin l’homme.

L’AUTEURE :

Longtemps journaliste au Nouvel Observateur, aujourd’hui à Vanity Fair, Sophie des Déserts est connue pour l’excellence de ses enquêtes et de ses grands portraits.

MON AVIS :

Sophie des Déserts dresse le portrait de Jean d’Ormesson qu’elle a rencontré pendant trois ans, juste avant sa mort. Elle y retrace aussi son œuvre qui est immense.

Il est le fils d’une famille de la petite noblesse française. Il passe son enfance au Château de Saint-Fargeau, propriété de sa mère. Après ses études au Lycée Henri IV il intègre l’Ecole Normale Supérieure. Il est licencié en lettres et en Histoire. Il aime les femmes mais épouse Françoise Beghin le 2 avril 1962 qui est la fille benjamine du Magnat de presse et du sucre, Ferdinand Beghin. Ce prestigieux mariage le met à l’abri de toute difficulté matérielle et il peut s’adonner à ses passions favorites : l’écriture et  la séduction. Le livre parle très naturellement de sa double vie qui était connue de tous y compris de son épouse qui accepte cette relation par amour.

Jean d’Ormesson aime les mondanités et aime être entouré. Il a un besoin féroce d’être aimé.

J’ai trouvé cet ouvrage intéressant, sans complaisance ni pour l’homme, ni pour son œuvre. Jean d’Ormesson a certes, un côté frivole, mais c’est un homme attachant.

 

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