La chambre des officiers de Marc Dugain

LA CHAMBRE DES OFFICIERS de Marc DUGAIN

Sans titre

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

1914. Tout sourit à Adrien, ingénieur officier. La guerre éclate et lors d’une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d’obus le défigure. Le voilà devenu une  » gueule cassée « . Adrien ne connaîtra pas les tranchées mais le Val-de-Grâce, dans une chambre réservée aux officiers. Une pièce sans miroir, où l’on ne se voit que dans le regard des autres.

Adrien y restera cinq ans. Cinq ans pour penser à l’après, pour penser à Clémence qui l’a connu avec sa gueule d’ange…

l’auteur :
Marc Dugain est né en 1957 au Sénégal où son père était coopérant. Il est revenu en France à l’âge de sept ans et durant son enfance, il accompagnait son grand-père à La maison des Gueules cassées de Moussy-le-Vieux, château qui avait accueilli les soldats de la Première Guerre mondiale mutilés du visage.

Il obtient ensuite son diplôme de l’Institut d’études politiques de Grenoble et travaille dans la finance avant de devenir entrepreneur florissant dans l’aéronautique.

Avant son premier roman, Marc Dugain n’avait jamais écrit, excepté un bon millier de lettres à son amie d’enfance et quasi-sœur, l’écrivain Fred Vargas.

A trente-cinq ans, il commence une carrière littéraire en racontant le destin de son grand-père maternel, « gueule cassée » de la guerre de 14-18: ce sera « La Chambre des officiers », publié en 1999 et qui le fera connaître. Il obtiendra pas moins de 20 prix littéraires dont le prix des libraires, le prix des Deux-Magots et le prix Roger-Nimier.

Marc Dugain présida le jury du Livre Inter 2009.

Les œuvres récentes les plus remarquées de Marc Dugain sont à ce jour des romans plus étoffés, aux contextes historiques modernes, mais variés: la vie de John Edgar Hoover, chef trouble du FBI pendant quarante-huit ans dans « La Malédiction d’Edgar » (2005), ou les rouages soviétiques et la catastrophe du sous-marin Koursk sous Vladimir Poutine, « Une exécution ordinaire sous Staline » (2007), ou encore « Avenue des géants » qui raconte le destin du tueur en série américain Edmund Kemper.

Il est également chroniqueur aux Echos week-end, réalisateur et scénariste. Il a réalisé plusieurs grandes enquêtes notamment sur le naufrage du sous-marin Koursk et sur le crash du MH 370.

L’histoire :

Le roman a été publié en 1998. C’est une narration. Adrien est un jeune homme de 22 ans, spécialisé dans le génie civil. Il est mobilisé et affecté dans la Meuse. Mais dès les premiers jours de la guerre, alors qu’il part en reconnaissance, il est touché au visage par un éclat d’obus. Gravement défiguré, il est évacué au Val-de-Grâce, pour y recevoir des soins réservés aux grands blessés. Il sera le premier à être admis dans cette fameuse « chambre des officiers », chambre (sans miroirs) réservée comme son nom l’indique aux officiers qui ont été défigurés. La chambre se remplit très rapidement. Chaque jour apporte son lot de « gueules cassées ». Beaucoup meurent aussi. Adrien, qui a perdu la parole, utilise une ardoise pour communiquer. Se nourrir est pour lui un supplice. Il ne peut ingurgiter que des aliments liquides à l’aide d’un tuyau. Son estomac proteste souvent et ne parvient pas à garder la nourriture pourtant indispensable pour garder des forces. Il restera au Val de Grace de 1914 à 1919 subissant de nombreuses greffes. Il faut dire que la chirurgie est démunie devant tous ces visages broyés. Les chirurgiens tentent des solutions qui ne fonctionnent pas toujours, mais qui s’amélioreront au fil du temps (on comprend pourquoi !).

Adrien se lie d’amitié avec deux autres gueules cassées ainsi que d’une femme Marguerite dont la moitié du visage a été emportée alors qu’elle exerçait son métier d’infirmière au front. Dans un premier temps il cache à sa famille son état, se limitant à dire qu’il a été sérieusement blessé, qu’il n’est plus au front et qu’il est en possession de ses deux bras et ses deux jambes. La famille finit par découvrir la triste vérité. Adrien rentre chez lui après la guerre, il tombe amoureux d’une jeune femme et fonde une famille malgré sa mutilation. C’est son petit-fils Marc Dugain, qui va raconter son histoire.

Mon avis :

Ce roman court et poignant m’a beaucoup touchée. J’ai ressenti chez Adrien la fierté d’avoir servi son pays et la fierté d’en avoir payé le prix fort. Il est courageux, volontaire et déterminé. Il ne se plaint pas. J’ai ressenti entre autre cette fierté d’avoir servi la France lorsque Clémenceau  lui remet la légion d’honneur.

Un bel hommage à tous les poilus.  A lire absolument.

 

 

 

 

 

 

 

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