ALEX de Pierre Lemaître

ALEX

résumé de lecture Alex de Pierre Lemaitre

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée et livrée à l’inimaginable ? Mais quand le commissaire Verhoeven découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne. Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l’on retrouve le talent de l’auteur de Robe de marié.

Auteur :

Pierre Lemaitre est un écrivain et scénariste français.
Il passe son enfance entre Aubervilliers et Drancy, fils d’employés de sensibilité politique de gauche.
Psychologue de formation, et autodidacte en matière de littérature, il effectue une grande partie de sa carrière dans la formation professionnelle des adultes, leur enseignant la communication, la culture générale ou animant des cycles d’enseignement de la littérature à destination de bibliothécaires.
Il se consacre ensuite à l’écriture en tant que romancier et scénariste, vivant de sa plume à partir de 2006. Avec son premier roman « Travail soigné », qui a obtenu le Prix Cognac en 2006, il rend hommage à quelques-uns de ses maîtres, Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau, James Ellroy, William McIlvanney, en faisant d’œuvres de ces écrivains des protagonistes de son intrigue.
Son deuxième roman, « Robe de marié » (2009), un exercice explicite d’admiration de l’art hitchcockien a obtenu le prix du Meilleur polar francophone.
En 2010, Lemaitre aborde le thriller social avec « Cadres noirs », inspiré d’un fait divers réel survenu en 2005 à France Télévisions Publicité, prix du Polar européen du Point.
« Les grands moyens » (2011) (revue par l’auteur sous le titre « Rosy & John » en 2013), feuilleton numérique, est une enquête de Camille Verhœven, en marge de la trilogie commencée avec « Travail soigné », poursuivie avec « Alex » (2011, Prix des lecteurs du Livre de Poche 2012) et achevée avec « Sacrifice »s (2012) qui voit la conclusion de la destinée du héros.

En 2013 sort « Au revoir là haut », récompensé du Prix Goncourt 2013. Il est adapté au cinéma par Albert Dupontel en 2017, sous le même titre, avec Laurent Lafitte. En 2018, le film reçoit de nombreux César dont celui de la meilleure adaptation et de la meilleure réalisation.

En 2016, Lemaitre renoue avec le roman noir avec « Trois jours et une vie » qui raconte la destinée d’un assassin de 12 ans. Le roman est adapté au cinéma en 2018 par Nicolas Boukhrief avec Charles Berling, Sandrine Bonnaire et Philippe Torreton.

« Couleurs de l’incendie » (janvier 2018) est le second volet de la trilogie ouverte avec « Au revoir là-haut ».

Ses romans sont traduits en trente langues et plusieurs sont en cours d’adaptation au cinéma et au théâtre.

 

Résumé de lecture :

Alex écrit par Pierre Lemaître en 2011, constitue deuxième volet de la « trilogie Verhoeven »

Alex est une jeune femme, jolie, infirmière travaillant uniquement par intérim. Elle adore les perruques, elle en essaye de toutes sortes. Pendant ses essayages elle s’aperçoit qu’un homme la regarde. C’est la fin de la journée elle n’est pas pressée de rentrer chez elle, personne ne l’attend. La nuit tombe elle renonce à prendre le bus pour rentrer chez elle près de la porte de Vanves. Alors qu’elle est presque arrivée le même homme l’attaque, la neutralise et la jette dans un fourgon.

Malmenée, battue, elle se retrouve enfermée, nue, dans une cage en bois brut,  trop petite pour elle, à plusieurs mètres du sol, dans un hangar désaffecté. Son ravisseur qui vient la voir deux fois par jour, la regarde en silence sans rien dévoiler des raisons qui l’ont poussé à ce rapt. «Je vais te regarder crever» dit-il. C’est angoissant, c’est déroutant et … déconcertant. Effrayant de brutalité.

Heureusement, l’enlèvement a eu un témoin, un homme qui promenait son chien. C’est le commandant Verhoeven qui est chargé de l’affaire. Mais quelle affaire ? Personne ne réclame cet enlèvement. Aucune demande de rançon. On ne connaît même pas le nom de la victime. Aucune piste. A croire qu’Alex est seule dans la vie. Même ses collègues ne s’aperçoivent de rien car l’enlèvement survient au moment d’une fin de mission.

Plusieurs jours se sont déjà passés. L’enquête est difficile et avance très peu. Mais grâce au fourgon qui a servi à l’enlèvement, la police retrouve la trace du ravisseur et l’encercle. Se sentant perdu, celui-ci préfère se jeter dans le vide. Une course contre la montre s’engage pour retrouver la jeune femme qui risque l’hypothermie, la déshydratation, une mort horrible accentuée par le fait que la cage étant trop petite, elle ne peut s’y tenir que recroquevillée pendant tout le temps de sa captivité. Les crampes, les articulations ankylosées, les muscles bloqués causent d’horribles souffrances. La faim, la soif, le froid et…les rats contribuent à rendre cette séquestration épouvantable. Mais Alex a de la ressource. Lorsque la police parvient à la situer et se rend sur place, la prisonnière s’est déjà envolée. Elle parvient à rentrer chez elle dans l’anonymat le plus complet, laissant la police dans le plus grand désarroi.

Comme souvent dans les romans de Pierre Lemaître, l’histoire n’est pas ce qu’il nous faire croire.

Dans cette seconde partie on découvre le vrai visage d’Alex. Elle passe du stade de victime à celui de bourreau. Le voile se lève sur sa personnalité et ses meurtres épouvantables à l’acide sulfurique. Elle avait déjà tué avant son rapt. D’autres meurtres se succèdent en suivant le même schéma. Une constante dans ces meurtres : Alex verse de l’acide sulfurique sur le cou de ses victimes ce qui désintègre les chairs et mutilent horriblement avant de tuer bien-sûr. Dans quel but ? Pourquoi fait-elle cela. On l’ignore. Mais les meurtres se poursuivent à un rythme assez rapproché. Ses meurtres permettent au commandant Verhoeven de la pister  à Paris mais aussi en Province, sans jamais parvenir à la démasquer ou l’arrêter. Elle change de prénom et n’indique jamais son nom. Son visage est inconnu, seul son ADN a été relevé un peu partout dans la fourgonnette et dans le hangar. On se trouve à espérer que cette meurtrière n’est pas la jeune femme sans défense, enlevée, séquestrée, battue, et abandonnée à son triste sort à la mort de son tortionnaire. On avait éprouvé de la sympathie pour elle, son stoïcisme devant le sort qui lui était réservé, sa combattivité et sa force mentale. On a été heureux, soulagé d’apprendre de son évasion. Ca ne peut être la même personne cette amazone implacable qui tue froidement, sans raison apparente. Elle n’éprouve aucune empathie, aucune hésitation, aucun remors. C’est consternant de brutalité. On attend de la mansuétude de sa part, on s’attend qu’elle modifie pour une fois sa résolution de meurtre, pour Bobby le chauffeur routier, par exemple. On suit le mouvement mais on ne comprend plus la folie meurtrière d’Alex

Puis arrive le final…. Une troisième partie en quelque sorte.

On croit avoir lu le pire, mais non le pire arrive seulement. On ne s’attend pas du tout à ce qui va suivre, mais on découvre une troisième facette d’Alex et on commence à comprendre. Mais chut, je ne dirai rien de plus.

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