Et puis le silence de Yves Magne

ET PUIS LE SILENCE de Yves MAGNE

Et puis le silence

Et puis le silence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Quelque part en Europe, cinq humanitaires se trouvent au coeur d’une guerre civile. Pour échapper à la menace d’un sniper, ils se réfugient dans une grange isolée. L’un des leurs, blessé grièvement, git à l’extérieur. Ses appels au secours rythment la terrible attente, suscitant angoisse et culpabilité chez ses compagnons…
Oseront-ils lui porter secours et risquer leur vie ? Jusqu’où seront prêts à aller ces hommes et ces femmes qui ont fait le choix de s’engager pour les autres ? Le devoir d’humanité peut-il l’emporter face à la violence aveugle ?
Dans un huis clos oppressant, chaque personnage se confronte à ses faiblesses et  interroge ses contradictions. L’espace d’une journée et d’une nuit, les masques vont tomber.

 

L’auteur :

Yves Magne est le pseudonyme d’un écrivain qui s’est distingué jusqu’alors par des œuvres de pur divertissement, alternant romans policiers et romans historiques. Et puis le silence lui permet d’aborder un registre à la fois plus grave et plus profond, où l’écriture se déploie au service des sentiments.

 

L’histoire

L’histoire se déroule de nos jours, quelque part en Europe, dans un pays en guerre, mais l’auteur ne nous donne pas plus de précisions.

Un matin, comme les autres, le groupe d’humanitaires a entamé sa tournée de campements avec sa ribambelle d’enfants malades, souffrant de malnutrition, de problèmes respiratoires, dermiques, de poux.

Dans le dernier camp, une femme leur signale que sa sœur aînée et sa petite fille de six ans se trouvent dans un village abandonné à une heure de route. L’enfant est gravement malade et, sans secours, la petite est condamnée. Elle exhorte l’équipe d’humanitaires à s’y rendre.  Elle insiste tellement que malgré le danger, le groupe décide de s’y aller.

Ils sont accueillis par des tirs nourris et un sniper blesse l’un deux. Les autres ont juste le temps de se précipiter dans une grange qui se trouve à proximité. Romane, Matteo, Yves-Marie le médecin, Drago le guide et Cristina l’interprète se retrouvent prisonniers. Ils entendent leur ami Patrick qui est tombé avant de pouvoir entrer dans la grange, hurler de douleur, de peur. Il les appelle à l’aide : « J’vais crever ! Maman, j’ai mal ! Mon ventre ! M’laissez pas crever ! », mais personne n’ose sortir de peur de subir le même sort.

Dans ce huis clos, grâce à des rétrospectives, on découvre la personnalité de chacun, leur vie, leurs sentiments, les motivations (pas toujours nobles) qui les ont conduits à l’humanitaire. Certains sont plus courageux que d’autres, plus sympathiques, plus humains. Comment vont-ils s’organiser pour aller secourir leur ami ? Qui va y aller ? Vont-ils tenter de le sauver en plein jour ? de nuit ?

Personnellement j’ai beaucoup aimé le personnage de Romane, j’ai détesté celui de Yves-Marie, mais il est certain qu’aucun des personnages ne laisse indifférent.

Pendant toute la journée et la nuit où ils sont confinés, nous faisons plus ample connaissance avec chacun d’entre eux. Chacun se découvre :  leur caractère, leurs faiblesses, leur réaction face à la tension, à la peur, à la violence. Certains sont révoltés, d’autres abattus, d’autres encore silencieux.

Leur débat pour savoir qui doit sortir sauver leur collègue montre à quel point l’être humain peut se révéler couard face au danger : on discute, on se dispute, on tire à la courte paille…. On sent monter leur angoisse… la nôtre aussi ! Il y a des rebondissements, mais aussi des passages qui décrivent toute la cruauté, l’horreur et la bestialité, dont la nature humaine est capable lorsqu’il n’y a plus de barrières ou de cadres pour la retenir.

J’ai beaucoup aimé ce livre sans fioriture. D’abord parce qu’il aborde un problème très actuel qui est celui de l’humanitaire. Il est à noter qu’aujourd’hui encore, une femme médecin (âgée et malade) reste toujours détenue prisonnière au Mali.

J’ai également aimé, l’analyse psychologique de chaque personnage, faite par l’auteur. Je trouve qu’il a mené cette analyse très finement.

Et puis, comme je le disais plus haut, j’ai aimé certains personnages, particulièrement sympathiques, tendres et touchants.

Pour moi, c’est un livre qui sort des sentiers battus.

J’espère vous avoir donné envie de lire ce livre intense, vrai, qui vaut vraiment la peine d’être lu.

 

 

 

 

 

 

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