Une pomme oubliée de Jean Anglade

UNE POMME OUBLIEE de JEAN ANGLADE

Une pomme oubliée de Jean Anglade

Une pomme oubliée de Jean Anglade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 » Nom de gueux !  » jure Mathilde à longueur de journée. Contre qui, contre quoi ? Ultime habitante d’un hameau d’Auvergne, il ne lui reste que ses chèvres, ses poules et son chat à qui faire la causette. Sans oublier le facteur, quand il passe.
Mais Mathilde ne renonce à rien : ni à l’espoir de voir son village repeuplé, ni à celui de retrouver son ingrat de fils parti en ville sans jamais plus donner de nouvelles.
Illusion de la vie, des derniers jours comptés.
Mathilde qui vit encore et qu’on a déjà oubliée…

 

l’auteur :

Jean Anglade est un écrivain français. Il est né le 18 mars 1915 à Escoutoux dans le Puy-de-Dôme  et mort le 22 novembre 2017 à Clermont-Ferrand.

En 1916 il perd son père dans la bataille de la Somme. Après des études au cours complémentaire, il entre à l’école normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand, et poursuit en même temps de façon autodidacte ses études pour devenir professeur de Lettres.

Dès 1944, il est professeur de français à l’École nationale professionnelle de Thiers (aujourd’hui Lycée Jean Zay).

Il obtient son agrégation d’italien en 1947 puis enseigne cette langue à Tunis, Gap, puis au Lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand de 1949 à 1975.

En même temps que son métier d’enseignant, il publie des romans en tout genre. Il a ainsi publié plus de 80 ouvrages consacré la plupart du temps à son pays natal. Ce qui lui vaut le surnom de « Le Pagnol auvergnat ».

Jean Anglade obtient le Prix du roman populiste en 1957 pour « L’Immeuble Taub », le Prix des libraires en 1962 pour « La Foi et la Montagne » et le Prix Arverne en 2007 pour « Le temps et la paille ».

 

L’histoire :

Mathilde est l’une des dernières habitantes d’un hameau d’Auvergne. Veuve depuis la dernière guerre. Son fils Louis ne lui donne plus de nouvelle et ne semble pas s’inquiéter de ce qu’elle devient. Alors elle vit seule dans un village abandonné de tous. Ils ont préféré aller vivre à la ville. Il reste bien Vatelequerre qui habite la maison jusqu’à côté de la sienne. Tout aussi âgé qu’elle il l’aurait bien aimé qu’ils unissent leurs deux solitudes mais Mathilde aurait eu l’impression de trahir son Pierre. Et puis elle est trop indépendante ! Et puis, même Vatelequerre finit par mourir. Elle reste seule et bien seule.

A 76 ans, Mathilde reste vaillante. Ses journées sont bien remplies, depuis l’aube. Elle continue à surveiller les maisons abandonnées des familles qui sont parties pour la ville, à faire le point de leur état de délabrement régulièrement et en rendre compte à ses propriétaires lorsqu’ils viennent parfois aux beaux jours, pour les vacances. Elle continue de désherber les chemins, nourrir ses bêtes, faire des conserves (oui mais pour qui), entretenir. Elle parle. Elle parle aux bêtes, aux arbres, à la nature.

Elle ne voit personne de la semaine à part le facteur. Quand elle doit se rendre en ville elle attend qu’une bonne âme passe en voiture. Parfois elle prend un taxi pour le retour. Elle est si active, se plaint si peu, qu’on a envie de lui tenir compagnie dans ce village abandonné où pourtant il y a tant de choses à faire, à entreprendre. Pour elle il n’y a pas de petite économie et continue à aller à la ville alimenter régulièrement son compte épargne.

Elle ne retirera de l’argent qu’une seule fois : pour faire rechercher son fils Louis. Depuis qu’il a été fait prisonnier et libéré elle l’a peu revu. Quelques fois au plus. Cela fait à présent très longtemps qu’elle ne reçoit même plus une carte. Serait-il malade ? Elle décide de retirer un peu d’argent afin de faire effectuer des recherches par un détective.

C’est un livre sur l’exode rural, la fascination des jeunes pour la ville où la vie est moins rude. C’est aussi un livre sur  la vieillesse et la solitude des êtres. Mais c’est un livre fort, optimiste malgré tout. Mathilde ne se décourage pas, elle va de l’avant, ne renonce à rien. C’est une force de la nature.

Je suis une incorrigible lectrice de romans de terroirs. J’adore cela et je ne peux pas m’en passer. J’ai adoré celui-ci et j’ai été attristée et ma foi surprise de ce qui arrive à cette pauvre Mathilde. Mais je ne vous en dis pas plus, je vous laisse le découvrir.

Une lecture si plaisante, si reposante : un vrai bonheur ! Hâtez-vous de le lire, vous ne le regretterez pas !

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