Claude Monet-Georges Clemenceau : une histoire deux caractères
Claude Monet-Georges Clemenceau : une histoire, deux caractères de Alexandre Duval-Stalla

Claude Monet-Georges Clemenceau : une histoire, deux caractères de Alexandre Duval-Stalla

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

Claude Monet et Georges Clemenceau, c’est l’histoire de deux caractères volcaniques et intransigeants au service de deux aventures uniques : celle de l’Impressionnisme et celle de la République. Deux aventures qu’ils ont menées, l’un et l’autre, comme chefs de file. Contre les conservatismes et contre les conformismes. Monet imposant un mouvement esthétique que beaucoup, à juste titre, considèrent comme une nouvelle Renaissance. Française celle-là. Clemenceau bataillant pour asseoir la République sur des principes et des valeurs fondés sur la liberté intégrale de l’individu. L’amitié de combat de Clemenceau et de Monet s’est nourrie de deux lumières au service d’une certaine idée de la France : liberté de créer, liberté de vivre.

L’auteur :

Né en 1974, Alexandre Duval – Stalla est avocat au barreau de Paris. Il est l’auteur de deux biographies croisées, publiées dans la collection  » L’Infini  » : André Malraux – Charles de Gaulle, une histoire, deux légendes qui a reçu le prix de la Fondation de France – Simone Goldschmidt et de Claude Monet- Georges Clemenceau : une histoire, deux caractères, couronné par le prix du Nouveau Cercle de l’Union et le prix Fondation Pierre Lafue.

Mon avis :

Il s’agit d’une double biographie menée parallèlement : celle de Claude Monet et celle de Georges Clemenceau. Deux destins hors normes, deux géants dans leur domaine respectif : l’un se battra pour imposer la beauté de la nature, l’autre gouvernera la France pour imposer la liberté. Leur amitié est sans faille, forte, inconditionnelle. Elle a pris naissance en  1860 au quartier latin et se poursuivra jusqu’à la mort.

Clemenceau porte une admiration exceptionnelle à Monet. « Il est fasciné par l’oeil de Monet et la force créatrice qui s’en dégage ». Il n’y a pas seulement l’oeil, il admire aussi le combat du peintre, car il faut bien le dire, l’impressionnisme a été un combat, mais aussi une véritable « Renaissance ».

Clemenceau a besoin de la lumière de Monet. Monet, à la fin de sa vie s’accroche à l’énergie de Clemenceau qui le fait survivre lui aussi. Il éprouve pour Clemenceau une amitié particulièrement fraternelle et familière. Leur amitié n’était pas dépourvue d' »engueulades » mais la considération était toujours là.

En 1918 Monet écrit à son vieil ami qu’il souhaite offrir à l’Etat deux de ses tableaux représentant des nymphéas. « Cher, et grande ami, je suis à la veille de terminer deux panneaux décoratifs que je veux signer le jour de la Victoire, et viens vous demander de les offrir à l’Etat par votre intermédiaire ».

La représentation de ses nymphéas  à la surface de l’eau dominera complètement son travail jusqu’à ses derniers jours. Apres le décès  de sa seconde épouse en 1911, il sombrera dans le chagrin et perdra progressivement la vue. Il ne parviendra à achever son cycle des nymphéas, dont il voulait faire don à la France, que par les encouragements soutenus de Clemenceau, jusqu’à sa fin le 5 décembre 1926.

P. 253, Dominique Dupont-Labbé raconte que, le jour des obsèques du peintre, Clemenceau « arracha le drap noir qui recouvre le cercueil de Claude Monet. Il le remplace par un drap de fleurs qui se trouve à la portée de main, une cretonne ancienne aux couleurs des pervenches, des myosotis et des hortensias ». Cette belle anecdote traduit l’homme.

Toute sa vie Claude Monet a refusé les honneurs officiels.

Il en est de même de Clemenceau, qui demande à être enterré sobrement : « ni manifestation, ni invitation, ni cérémonie. Dans la dernière année de sa vie, Clemenceau a décidé de brûler tous les papiers qu’il avait : correspondance, documents, notes. Les témoignages écrits entre les deux hommes furent ainsi perdus à jamais.

Une lecture intéressante et enrichissante que ce soit au niveau de la vie de Monet et du mouvement pictural qu’on nomma impressionnisme (qui eut tout de même beaucoup de  difficultés à s’imposer), ainsi qu’au niveau des combats menés par Clemenceau,  « Le Tigre » pour que triomphe la République.

Un livre bien documenté et très bien écrit que j’ai eu grand plaisir à lire.

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