Gaspard de René Benjamin

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Quatrième de couverture

Aux premiers jours d’août 1914, des trains amènent à Alençon, ville de garnison, les mobilisés de Paris. Parmi eux, un marchand d’escargots qui apporte avec lui toute la gouaille de Montparnasse. Le jeune Gaspard, soldat improvisé va participer à deux campagnes face aux mitrailleuses allemandes. Avecla conviction, partagée par ses camarades, qu’il sera de retour pour les vendanges…

L’auteur

René Benjamin (1885-1948) journaliste et écrivain est l’auteur de différentes biographies (Balzac, Molière, Clémenceau), d’essais et de romans.

Depuis les premiers jours d’août 1914, René Benjamin, jeune journaliste mobilisé en Lorraine, tient un carnet de « choses vues ». « Avec de l’eau plein nos chaussures et ma culotte, je me dis encore : il y a une page épatante à faire là-dessus », écrit-il à sa mère.
Dès mars 1915, ses notes fournissent la matière d’un feuilleton que publie Le Journal. Lorsque, après une blessure, Benjamin est rapatrié en Anjou, il décide de tirer de ces croquis un roman mettant en scène un Parisien truculent et hâbleur : Gaspard, qui compte rentrer du front « pour les vendanges », et que nous suivons en campagne, dans le train des blessés ou choyé par de jolies infirmières…
Couronné par le prix Goncourt 1915, le livre connaîtra un vif succès jusqu’à la fin 1916. Il apparaît alors que le conflit va s’éterniser : à Gaspard succéderont des oeuvres plus noires : Le Feu de Barbusse, Ceux de 14 de Genevoix, Les Croix de bois de Dorgelès.

Mon avis

La guerre de 1914 telle qu’elle est vécue par les soldats.

Lorsqu’ils arrivent au mois d’août à Alençon la ville de garnison, ils sont gais, presque insouciants : ils sont fiers de défendre leur patrie et impatients d’aller au front. Ils pensent mettre une « raclée » aux « boches »  puis rentrer tranquillement à la fin de la saison pour faire les vendanges. Lorsqu’ils commencent à se battre et que les premiers compagnons commencent à tomber ils réalisent l’effroyable situation. Gaspard, titi parisien qui vient de Montmartre, nous livre  un récit très précis de la mobilisation, des longues marches épuisantes, de la faim, des premières batailles des frontières, des premiers camarades qui tombent,  avec une gouaille particulière qui est la sienne.

Un livre authentique. Presqu’un reportage. Remercions les commémorations de la guerre, sans lesquelles ce livre serait certainement resté dans les oubliettes.

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