Haussmann, la gloire du second empire de Jean des Cars

 

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L’auteur

Jean des Cars est historien, conférencier et animateur de voyages à thèmes. Chez Perrin, il a publié de nombreuses biographies de référence, traduites en plusieurs langues : Sissi, ou la fatalité ; Louis II de Bavière ; La Princesse Mathilde ; Eugénie, la dernière impératrice, qui a reçu le prix de la Fondation Napoléon, ainsi que Rodolphe (2007).

Mon avis

Chaque fois que je me rends à Paris, je suis émerveillée par cette ville : ses grandes avenues, ses beaux immeubles rectilignes et cossus, en belles pierres de tailles dont les terrasses sont ornées de véritables « dentelles de métal ». Cela m’a donné envie de lire la biographie de celui qui, sous Napoléon III transforma Paris et pour cela réalisa un travail colossal de destruction d’abord, puis de reconstruction.

Georges Eugène Haussmann est né le 27 mars 1809. Il fait ses études au Lycée Condorcet à Paris, et tout en faisant son droit étudie également la musique. Alors qu’il est préfet à Bordeaux, il rencontre Octavie de Laharpe et l’épouse en 1838.

Présenté à Napoléon III, il devient préfet de Seine en 1953. Il reçoit alors comme mission de Napoléon III d’assainir et d’embellir la ville de Paris.

A la fin de la Révolution et sous Louis-Philippe Paris était sale, la plupart des habitations étaient insalubres et laissaient se développer toutes sortes de maladies. Les rats en grands nombres n’étaient pas non plus étrangers à ces nombreuses épidémies. Et puis il ne faut pas oublier que Paris était aussi le lieu de nombreuses insurrections qu’il fallait absolument arrêter.

Pendant une vingtaine d’années, Georges Eugène Haussmann, préfet à poigne, réalise le grand rêve de Napoléon III, souverain visionnaire. Boulevards et avenues, aménagement des parcs et squares, assainissement de l’eau et réseaux d’égouts, immeubles à l’esthétique uniforme, création des halles centrales et des lignes d’omnibus, c’est l’oeuvre, fantastique, d’Haussmann. Bénéficiant de la confiance absolue de l’empereur, le préfet, infatigable travailleur, est jalousé, envié, critiqué, mais il remplit sa mission: transformer une cité vermoulue en capitale moderne. On estime que les travaux entrepris par Haussmann transformèrent de 60 % la ville de Paris.

Il propage également son savoir dans plusieurs grandes villes de province : Rouen, Bordeaux, Toulouse, Dijon… et même des villes étrangères comme Alger, qui était alors une colonie française.

Certes, son œuvre ne fit pas l’unanimité. Elle fut même fort contestée en raison des sacrifices nécessaires, du coût de cette modernisation, des lois d’expropriations, des nombreuses faillites de petits propriétaires qu’elle entraîna… (D’ailleurs on retrouve chez Emile Zola, dans son livre « La Curée » tous les bouleversements qu’occasionnent ces travaux  et l’auteur décrit très bien la ville livrée aux spéculateurs qui, au jeu des expropriations /indemnisations, engrangent les bénéfices sur le dos de la municipalité et de l’état.)

La transformation de Paris, permit au Baron Haussmann d’accéder au rang de sénateur. Napoléon III lui proposa à plusieurs reprises de rentrer au gouvernement mais Haussmann refusa car le seul titre qu’il voulait était celui de Ministre de Paris, et Napoléon III le lui refusa.

Il commença alors la rédaction de ses mémoires et s’éteint le 11 janvier 1891. Sa tombe se trouve au Père-Lachaise.

 

Conclusion : un livre bien documenté qui n’est pas fastidieux à lire. C’est une période de l’histoire que je connais mal et que j’ai parcourue avec beaucoup d’intérê

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